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Aphrika

Permettre aux Africains de se retrouver autour d'une histoire commune, fédératrice de solidarité et d'amour mutuel.Revaloriser notre culture et nos valeurs et traditions Africaines.

08 novembre 2008

Le sacrifice de la Reine POKOU

 Née au début du XVIIIe siècle, Abla Pokou était la nièce du grand roi Ossei Tutu, fondateur de la puissante

confédération Ashanti du Ghana. A la mort du roi, en vertu de la succession matrilinéaire, son neveu lui succéda sur la trône. Mais à son décès une guerre de succession s’ouvrit entre Dakon, le second frère de Pokou, héritier désigné et un vieil oncle, issu d’une branche collatérale de Iza, famille régnante. Chacun voulait diriger cette tribu prospère qui savait cultiver la terre, fondre le bronze, fabriquer des ornements d’or et sculpter des masques d’ébène.

A l’issue d’une lutte fratricide qui déchira Koumassi, la capitale du royaume, Dakon fut tué. Pokou compris aussitôt quel sort attendait les partisans de son défunt frère qui s’étaient regroupés autour d’elle. Les cases incendiées, les champs saccagés, les biens spoliés lui indiquèrent qu’il ne restait plus que l’exode pour éviter le massacre. Lorsque son époux fut assassiné à son tour, elle réunit des familles nobles et vassales ainsi que leurs serviteurs et décida de quitter Koumassi la nuit venue pour fuir vers le nord-ouest, accompagnée d’une garde de soldats fidèles.

Sous la conduite de leur reine, les fugitifs marchèrent nuit et jour à travers la forêt, haletants, épuisés. A peine s’arrêtaient –ils pour se reposer, à peine prenaient-ils le temps d’enterrer leurs morts et de tuer quelque gibier pour se nourrir, qu’ils devaient repartir, talonnés par les troupes lancées à leur poursuite.

Harassés, ils arrivèrent enfin devant un fleuve mugissant qui les glaça d’effroi : la Comoé, barrière naturelle entre le Ghana de leurs ancêtres et leur nouvelle terre d’exil, la Côte d’Ivoire. Mais le fleuve, gonflé par les pluies récentes de l’hivernage, était impraticable. Sous la violence des courants, les pirogues des villages de pêcheurs voisins s’étaient fracassées, empêchant toute traversée. Et l’ennemi était là, tout proche, annoncé par le tam-tam parleur.

Levant les bras vers le fleuve, la reine se tourna vers son devin, gardien des traditions sacrées, et lui ordonna de consulter les oracles : « dis-nous ce que demande le génie de ce fleuve pour nous laisser passer !» Le vieil homme parla: «Reine, le génie de ce fleuve est irrité. Il ne s’apaisera que lorsque nous lui aurons donné en offrande ce que nous avons de plus cher.» Les femmes tendirent leurs parures d’or et d’ivoire. Les hommes avancèrent leur leurs taureaux. Mais le sorcier les repoussa du pied : « Ce que nous avons de plus cher dit-il ce sont nos fils ! » Toutes les mères frémirent.

Pourtant, les femmes Ashanti savaient qu’en certaines circonstances les dieux exigeaient la mort d’un enfant. Parfois, il leur était même interdit de pleurer cet enfant sous peine de voir la colère des dieux s’abattre sur la tribu entière. Et lorsque les esprits des ancêtres parlaient par la bouche du sorcier, quel cours avaient les mortels ? Pas un volontaire ne sortit de la foule atterrée.

Alors Pokou s’avança au bord du fleuve. Elle détacha l’enfant qu’elle portait au dos et le couvrit de bijoux étalés ça et là. « Kouakou, mon unique enfant ! j’ ai compris qu’il faut que je donne mon fils pour la survie de cette tribu. Une reine n’est –elle jamais que reine et non femme, ni mère !» Pokou éleva l’enfant au dessus d’elle pour le contempler une dernière fois et le précipita dans les flots en se détournant.

En quelques instants les flots de la Comoé s’apaisèrent et la tribu passa. Par quel miracle ?on ne sait trop. Selon les anciens, un immense fromager situé sur l’autre rive courba son tronc entre les deux berges du fleuve pour offrir un pont aux gens de Pokou. Pour d’autres, d’énormes hippopotames vinrent docilement se ranger flanc contre flanc

, offrant leur dos luisants aux milles pieds de la tribu en fuite.

Lorsque le dernier des exilés eut gagné l’autre rive, le fromager se releva et le fleuve reprit son bouillonnement. Mais face à l’explosion de liesse qui salua cette victoire sur l’ennemi, la reine ne pu que murmurer un sanglot : « Ba ou li.», Ce qui signifie : « l’enfant est mort. » En reconnaissance, les chefs de clans décidèrent alors de rebaptiser leur ethnie du nom de Baoulé.

Après avoir sillonné la nouvelle contrée à la recherche d’une terre fertile, la tribu s’installa dans la région de Bandama. Et lorsqu’il fallut célébrer ce nouveau foyer, les anciens décidèrent de commencer par les funérailles de l’enfant de Pokou. C’est ainsi que le berceau du peuple baoulé reçut le nom de « Sakassou » , le lieu de funérailles.

Après avoir régné durant de longues années, la reine Pokou s’éteignit vers 1760.

Auteur: Sylvia Serbin

Posté par NGLAYE à 09:15 - Héros et héroÏnes du peuple noir - Commentaires [35] - Permalien [#]

Commentaires

    Même si tous les ivoiriens ne sont pas d'origine akan, on peut symboliquement la considérer comme "la mère de la nation", une statue a son effigie domine une des plus importantes place d'Abidjan et mon village est situé en bordure du fleuve Comoé.

    J'aime aussi cette histoire pour ses similitudes avec un exode dirigé par un certain Moïse.

    Merci Ayda.

    Posté par Djé, 08 novembre 2008 à 15:32
  • Un récit fondateur

    Je n'ai jamais lu l'histoire d'Abla Pokou dans le texte. C'est un récit fondateur dont la ressemblance avec la traversée de la Mer Rouge est incontestable comme le relève Djé.

    Toute histoire qui tombe dans le domaine de la légende a une part de fiction. Il en est de la traversée de la Mer Rouge comme du Comoé. Je suis moi-même Akan (mais pas Baoulé) mais cela ne m'empêche pas de me poser des questions sur le statut initiale de Abla Pokou. Etait-elle une vraie Reine ou une Reine de danse ? Sachant que chez les Akans il y a toujours une Reine dans toute danse de groupe, je me suis toujours demandé si Abla Pokou n'était pas devenue Reine après le sacrifice salvateur.
    Il faudra sans doute que je lise les textes historiques pour être totalement convaincu. La question que je pose vient d'une intuition personnelle. Elle n'a rien de doute collectif.
    Je suppose que sylvia rapporte ici la version populaire et non point le résultat d'une démarche d'historienne.

    Posté par St-Ralph, 10 novembre 2008 à 10:47
  • Djé, la reine pokou est la mère de quelle nation?

    Aïda, pour toi c'est qui "le peuple noir"?
    Et dans le récit que tu nous fait partager où s'arrête la légende et où commence l'histoire?

    Posté par Brym, 04 décembre 2008 à 14:06
  • @Brym
    le peuple noir, ce sont l'ensemble des peuples d'Afrique et de leurs descendants.
    Et la légende de Marie, Jésus, Ulysse, Noé, Moise le reine de Saaba, Boudha, etc..ça commence où, ça s'arrête où? l'essentiel est de croire en nos héros, le reine Pokou, Yacine Boubou a sûrement existé, comme les prophètes et messies noirs car la tradition Africaine orale a autant de valeur que la tradition écrite, dont les ecrits sont basés sur des paroles également.
    La Reine Pokou est mère de la nation ivoirienne, on n'a pas dit qu'elle en est la seule mère. Essayons de retrouver toutes nos mères Africains,n aimons les, louons leur courage et au lieu de croire aux seuls héros des blancs, t nous serons mieux considéré. Nos enfants ont besoins de références et de croire en leur peuple pour aller de l'avant.

    Posté par AÏDA, 04 décembre 2008 à 19:49
  • Aïda, je ne remets pas en cause la valeur de la tradiion orale. Mais le récit de la reine qui sacrifie son enfant est une légende. Or la légende est caractérisée par la liberté artistique que prennent ceux qui la façonne. C'est pourquoi cette histoire je n'y crois pas!
    Les légendes, les mythes ont un rôle de consolidateur des valeurs d'une société. En ce sens la légende de la reine pokou trouve son explication dans l'organisation matrilinéaire de la société Akan en général et Baoulé en particulier. A travers ce récit c'est la femme qui est célébrée et c'est peut-être aussi une justification du matrilignage.
    Quant au concept de "Reine Pokou mère de la nation ivoirienne" je n'y adhère pas du tout! Une nation, ce sont des Hommes qui se reconnaissent en des valeurs et en des symboles communs. En quoi quelqu'un de l'ouest, du nord, ou du sud de la CI se reconnaîtrait en la Reine Pokou? Pour moi, elle est un personnage important de l'histoire de la CI. C'est tout!!

    Posté par Brym, 04 décembre 2008 à 21:12
  • bis repetita

    Même si tous les ivoiriens ne sont pas d'origine akan, on peut symboliquement la considérer comme "la mère de la nation",

    Posté par Djé, 06 décembre 2008 à 14:05
  • Le mythe et la légende

    Je viens apporter une petite précision. Il y a une différence fondamentale entre le mythe et la légende. Un mythe est un récit imaginaire né de l'esprit humain en vue d'expliquer et justifier un phénomène naturel qui le dépasse. Donc une invention humaine.
    La légende par contre est un récit qui a pour base une réalité historique mais qui est enjolivée au point de s'éloigner de la réalité.
    Généralement, le mythe se situe à une époque qui se rapproche du début de l'humanité à la création du monde. On parle de mythe fondateur avec l'idée que le récit est valable pour l'humanité tout entière. Quant à la légende, il est forcément lié à un événement historique d'un peuple bien défini. On peut donc le situer à un moment plus ou moins précis dans l'histoire d'un peuple précis. Les légende fonde aussi l'esprit d'un peuple. Si donc par l'enseignement les enfants ivoiriens s'approprient l'histoire de la Reine Pokou, celle-ci peut devenir un élément de fierté nationale. Tout dépend de la place que les autorités du pays veulent qu'elle prenne peu à peu dans l'esprit des Ivoiriens. Si l'on recupère les histoires des différents héros du pays, on peut ariver à faire que tous les Ivoiriens retrouvent dans leur bravoure une base de fierté nationale. Mais cela s'apprend.

    Posté par St-Ralph, 08 décembre 2008 à 20:20
  • Je veux bien adhérer à votre démarche Djé et Aïda, cependant il me une argumentation conséquente sur le sujet. Houphouet "père de nation", oui! Mais Abla Pokou qu'a t-elle fait qui mérite cet honneur de "mère de la nation"? Expliquez moi!

    Posté par Brym, 08 décembre 2008 à 22:23
  • Explications

    Bonjour Brym,

    j'ai fait "ce bis repetita" pour te faire remarquer que j'étais dans le champ de la symbolique, donc on y adhère ou on y adhère pas.
    La Reine pokou est certainement l'histoire la plus partagée par les ivoiriens quelque soit leur origine, raison pour laquelle j'affirme qu'elle peut être symboliquement considérée comme la mère de la Nation. L'histoire de la reine Pokou est celle de la migration du peuple Akan, dans la mesure où les 4 groupes ethniques qui composent la CIV sont tous issus de peuples migrants, l'appropriation par chacun de cette légende est facilitée. Je te concède que le terme est peut être un peu excessif, mais de mon point de vue la symbolique fonctionne.

    Posté par Djé, 17 décembre 2008 à 10:30
  • merci aphryka

    Je remercie tout dabor Aphryka pour se qu'ils font pour nous les afrikain.
    an fait je suis de ce peuple là mais je ne connaissais pas grande chose de l'histoire de mon peuple enfin je suis situer grace à vous merci et merci encore

    Posté par hummer, 21 décembre 2008 à 19:28
  • merci silvia

    silvya tu es ange

    Posté par hummer, 21 décembre 2008 à 19:29
  • Merci à toi aussi Hummer.Sylvia Serbin est journaliste et écrivain.Elle est l'auteur du livre "Reines d'Afrique et héroines de la diaspora", un livre ou elle retrace l'histoire des
    héroines de l'Afrique et de sa diaspora,que je conseille vivement de se procurer, surtout pour faire connaître notre histoire à nos enfants,car ils en ont besoin.
    Pour en savoir plus, cliquez sur le lien:
    "Reines d'Afrique et héroines de la diaspora "sur la page d'accueil de notre site.

    Posté par AÏDA, 21 décembre 2008 à 22:55
  • Félicitations

    J'adore
    grâce à cela mon exposé sur cette légende est réussit. L'histoire cette fois-ci est entière.

    Encore merci

    Posté par Noémie K., 23 avril 2009 à 16:57
  • Sylvia Serbin

    Merci Noémie K .
    Ce récit est un extrait du livre de Madame Sylvia Serbin,"Reines d'Afrique et heroines de la diaspora noire ", que nous remercions et félicitons encore une fois dontil faut surtout se procurer. Pour se rendre compte que l'histoire de l'Afrique et de sa diaspora regorge de héros et héroines qui ne demandent qu'à être découverts par les peuples d'Afrique et surtout nos enfants.

    Posté par aida, 23 avril 2009 à 21:26
  • la reine au coeur d or

    cette histoire nous démontre en quelque sorte combien la femme a un grand coeur sacrifié son enfants pour la survie de son peuple n es pas évident ainsi je veut faire appel a nos frère africain suivons l exemple de cette dame apprenons a nous sacrifier pour nos frère ne pensons pas seulement a ce que nous gagnerons serte l argent es nécessaire mais on ne doit pas faire de sa une maladie pensons a demain

    Posté par oliria charmise, 28 juillet 2009 à 17:51
  • De vraies Reines

    Oui, il faut que nous prenions exemple sur nos héros et héroines, car l'"Afrique n'en manque pas. Les femmes Africaines ont toujours fait passer l'intérêt de la famille, du peuple avant leurs propres intérêt, même aujourd'hui encore.
    Il y'a ausi Yacine Boubou ( Au Sénégal), qui après avoir allaiter une dernière fois son bébé, a accepté d'être sacrifiée ( sacrifice humain), pour l'intérêt de son peuple. Une femme dont le courage, face à la mort, dépasse l'entendement.
    Pour découvrir d'autres héoines d'Afrique, lire le livre de Sylvia Serbin,"Reines d'Afrique et héroines de la diaspora"

    Posté par aida, 28 juillet 2009 à 21:32
  • aide pour une étude comparative

    faites une étude comparative de la guerre de mahié et de l'épopée d'abla pokou


    merci de bien vouloir me faire part de vos recherches à l'adresse suivante freddycorneil@hotmail.fr

    Posté par freddycorneil, 16 septembre 2009 à 19:53
  • statue abla pokou

    je m'étonne que la reine abla pokou ne soit pas plus représentée dans la statuaire africaine .personnellement catholique ;je ne peux pas m'empecher de comparer les deux sacrifices de jésus et du fils d'abla pokou .hors nos représentations du sacrifice de jésus ne manquent pas dans notre art .pouvez vous m'éclairer ? merci

    Posté par nicolas, 05 octobre 2009 à 11:31
  • la legende de la reine pokou

    il y a longtemps

    Posté par lokson, 14 octobre 2009 à 22:57
  • Bienvenu Lokson!

    Posté par AÏDA, 31 octobre 2009 à 00:18
  • Le mythe de la reine pokou

    J'ai lu avec amusement les differents commentaires postes pour soutenir l'affirmation selon laquelle la "reine pokou" pourrait etre consideree comme la mere de la nation ivoirienne. Mais il est bon de savoir que:
    - les baoules ne sont pas le premier peuple akan a immigrer en cote d'ivoire (Gwa, Ebrie, Agni, etc)
    - il est etabli que la migration baoule allangira a precede celle de la reine pokou (Georges Ephimbra, Jean Noel Lokou)
    - "Ba Ouli" est en baoule, tandis qu'on nous dit que la reine pokou etait la niece d'osei tutu, qui lui etait un locuteur twi (ashanti)
    -le mythe de la traversee du cours d'eau sous la poussee des enemis est partages, a quelques variantes pres, par tous les peuples akans a succession matrilineaire (Gwa)
    -le pere de la legende de la reine pokou sous sa forme actuelle est Maurice Delafosse (Susan Vogel)
    Bien a vous

    Posté par diazion, 02 décembre 2009 à 13:38
  • Problématique

    J'ai lu l'histoire combien édifiante de la reine Pokou et j'en suis très heureux. Je retiens de cette histoire le courage d'une dirigeante qui face à la contrainte, a privilégié l'intérêt de son peuple au détriment du sien propre. Cependant, peut-on réellement dire que la mort du fils d'Abla Pokou est une rédemption pour le peuple Baoulé si tant il est que toute mort sacrificielle est un crime? L'acte de sauvetage de Pokou n'est-il pas dans le fond une violence perpétrée sur le jeune Kouakou? Aussi, en acceptant de se rebaptiser Baoulé, n'est-ce pas là une acceptation du peuple du port éternel du deuil du prince Kouakou? Alors, le peuple Baoulé est-il vraiment libre?

    Posté par Den'ko, 14 janvier 2010 à 11:23
  • Bonnes questions

    quelles bonnes questions! Bravo Den'ko

    Posté par diotime, 14 mars 2010 à 06:13
  • nous sommes des alanguira et non des baoulés

    avant 1760 point de baoulé mais alangira

    eh tu n'est pas un baoulé mais un alanguira de koumassi dans le royaume aschanti. la culture s'en fou des frontières coloniales.

    je suis fier de cette reine ABLA POKOU. la terre d'origine des baoulé non des alanguira c'est koumassi. maleureusement la colonisation a créé les frontières. mes parents sont les aschantis de koumassi et moi je suis baouléé de Côte d'Ivoire. je rêve et je dis , si les choses pouvaient revenir comme avant. il faut arriver à créer les états unis d'Afrique sinon on ne s'en sortira jamais.

    Posté par doc ah, 06 juillet 2010 à 15:32
  • dfhszdfjhndz

    thank you !

    Posté par links of london, 27 novembre 2010 à 06:08
  • je veux bien comprendre

    je veux bien comprendre cette histoire

    Posté par debordo et marie, 13 décembre 2010 à 17:10
  • histoire du peuple baoulé

    -histoire de la rèine pokou abla,origine des anoufoh

    Posté par hiba, 23 décembre 2010 à 15:35
  • merci Sylvia

    C'est avec plaisir que j'ai lu l'histoire de la Reine Abla Pokou, mon ancètre car je suis Baoulé. Cette histoire, je me rapelle quand j'etais enfant, mon grand père me la racontais et je m'etonnais du courage de notre vaillante reine. cela interpelle chacun de nous et particulièrement nos dirigeants politiques car l'interèt de tout un peuple vaut mieux que l'interet personnel.A la question de savoir si le peuple baoulé est vraiment libre(problematique de Denko),je pourrais dire OUI. En fait nos ailleux ne pratiquaient pas le christianisme et donc ne savait pas que le sacrifice humain etait un péché. et mème si la réine le savait, elle a preferé porté ce péché et souffrir pour son bébé.Aucune femme n'a pu le faire et aucune ne peut le faire, si nous sortons du cadre religieux. c'est en ce sens que nous saluons son courage.Actuellement,les baoulé sont plus ou moins chretiens. Par consequent,ils savent que Christ a abolit toute malediction rattaché à nos pechés;

    Posté par KOFFI Marie-Joe, 26 janvier 2011 à 21:59
  • pratique sur l'histoire de la reine abla pokou

    c'est important pour moi de célébré, et d'adoré la reine Abla pokou pour son courage de sacrifié son fils unique( kouakou) je pense que nous peuple baoulé nous pouvons le fait car nous faisions pour:jesus, marie,moise,boudha,mouhamed pourquoi ne pas adorés la reine abla pokou?pour moi,l'heure à sonné pour son adoration.toutes personnes aimerai partager la même idée comme le mien peuvent me contacté sur cet numero:00225 66 68 58 91 ou 44 60 64 88 konan guy frederic pour le bonheur et la reussite de cet peuple je vous remerci

    Posté par konanguy, 15 septembre 2011 à 15:51
  • rencontre pour mieux comprendre

    ssss

    Posté par rodrigue, 01 février 2012 à 18:23
  • Les akan

    Le peuplement des akan

    Posté par Ozilsexy, 22 avril 2012 à 17:17
  • aider moi a mieu comprendre

    c'est important pour moi de comprendre comment pokou a sacrifié KOUAKOU SON FILS UNIQUE

    Posté par scotty, 24 mai 2012 à 11:50
  • Renseignement

    Salut a tous pour votres contributions.je me demande ou la reine a ete enterree. Merci de me faire a l'adresse rodelek2005@yahoo.fr

    Posté par Walebo, 11 juin 2012 à 12:54
  • Comment?

    Comment ça se fait, que même si on doit parler de mutation de génération, il n'existe pas de BAOULE au GHANA?

    Le BAOULE parent du Roi Ossei Tutu n'a aucune racine au GHANA! En tout cas moi je n'en connais pas!

    Pourquoi on veut que le Baoulé soit venu d'ailleurs?
    C'est quel pays où 95% des habitants sont venus d'ailleurs.

    A kumassi, il n'y a aucune trace de Baoulé! Donc dans la cour royal on parlais BOUALE, ASHANTI et que sais-je encore... N'importe quoi

    Posté par YEHES, 18 juin 2012 à 15:30
  • séjour abidjanais

    je suis gabonais et actuellement en mission en Côte d'Ivoire et j'ai toujours entendu parler de la reine POKOU sans m'attarder sur son histoire réelle. Merci pour la version qui est conter et merci également à la reine. Maintenant, de la à savoir si c'est un mythe ou une réalité? je préfère laisser chacun se faire son idée la dessus. Je constate tout de même qu'n Afrique, nous n'avons pas connu que des gens insensés.

    Posté par Erard, 28 mai 2013 à 22:19

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