04 septembre 2008
Crinière noire
Crinière? à l'évocation de ce mot apparait toute la majesté et la noblesse de la lionne.Mais aussi la révolte. Alors je me suis demandée, mais pourquoi je me défrise les cheveux en permanence? Enfin, pas seulement moi, mais aussi la
adéquation avec mes principes.Principes qui me disaient que je devais être fière de moi-même, de ma race.D'être noire et d'avoir des cheveux crépus.J'ai décidé d'arrêter de me faire un défrisage, de guarder mes cheveux .Il a fallu cinq mois pour que je retrouve mes cheveux naturels, aprés tant d'année d'acharnement et de dépendance.J'ai retrouvé, enfin, ma crinière noire.Alors, telle une lionne, je suis devenue trés fière.J'ai compris que derrière cette manie à avoir des cheveux de blanche, lisse, souple, il y'a tout le poids du passé.De l'esclavage, de la colonisation.On nous a appris que les cheveux crépus ne sont pas beaux.J'ai vu sur le net une vidéo ou des enfants noirs, trouvait que les poupées noires, à à qui ils ressemblent pourtant, n'étaient ni belles, ni gentilles..C'est vous dire, psychologiquement, le degré de manque d'estime de soi de ces enfants qui seront les adultes de demain.Le mal est profondément enraciné. Pourtant la nature a toujours bien fait les choses en donnant à chaque race les moyens de s'adapter à son environnement. Des cheveux crépus et une peau noire pour résister au soleil, pour nous Africains.Une peau blanche et des cheveux longs et lisses pour nos descendants qui ont émigré vers les nord. Alors, j'exorte mes soeurs noires à renverser la vapeur, à apprendre à leurs enfants à s'aimer tels qu'ils sont, avec leur cheveux naturels, à jouer avec des poupées noires. Surtout lorsqu'on sait que ces défrisants sont produits en Europe et aux Etats- unis, et sont sans retombée économique, et surtout, avec d'énormes préjudices morales et psychologiques sur nous. La nature n'est-elle pas plus belle que toutes les imitations? Une crinière est toujours majestueuse, surtout lorsq'elle rappelle la bravoure de nos fières reines d'Afrique!
Proverbe Africain du jour
Ku la abal i tànk, nga dem fa ko neex.(Lébou)
Traduction:< Si quelqu'un te prête des jambes, tu vas où il lui plait.>
Autrement dit lorqu'on est dépendant, on n'a pas le choix.
27 août 2008
Solitude la mûlatresse, Martyre de la liberté
Le 29 Novembre 1802 sur l'île de la Guadeloupe, une femme est exécutée par pendaison sur ordre de la république Française.Elle a 30 ans. Son nom est Solitude, la mûlatresse Solitude à cause de sa très peau claire , héritage du viol d'une captive africaine entravée, sur le bateau qui la transportait vers le Nouveau Monde.Juste la veille, Solitude a mis au monde l'enfant qu'elle portait, aussitôt arraché au sein de sa mère pour s'ajouter aux biens d'un propriétaire d'esclaves.Elle aurait dû être executée quelques mois plus tôt, mais les colons ne voulaient pas de gachis: ce ventre animée pouvait rapporter deux bras de plus à une plantation.
Huit ans plus tôt, dans l'euphorie de l'aprés-Révolution Française, l'abolition de l'esclavage est décrétée, le 4 Février 1794, dans les colonies Françaises, malgré la farouche opposition des colons blancs qui contrôlent les îles des Antilles.Libérés de leurs chaînes , les noirs sont nombreux à s'éloigner de leur environnement de servitude, pour tenter de se reconstruire une vie bien à eux loin des anciens maîtres.
Solitude est de ceux là.En 1796, sa liberté acquise, elle choisit de rejoindre une communauté de <Négres Marrons>, ceux qui, refusant l'esclavage, s'étaient retranchés dans les montagnes, au camp de Goyave. Mais les autorités de l'île voient d'un mauvais oeil ces regroupements de Noirs livrés à eux-mêmes et envoient un escadron pour décimer ces communautés rebelles.Rescapée de la tuerie, Solitude s'enfuit avec les survivants dont elle prendra le commandement. Pendant prés de quatre ans, le groupe erre dans la clandestinité, pourchassé d'un bout à l'autre de l'île par les troupes Françaises.
Puis en Mai 1802, Napoléon Bonaparte, alors consul de France, décide de rétablir l'esclavage.Son épouse, Joséphine de Beauharnais, est une fille de colons de la Martinique et il ne peut aller contre leurs intérêts. En Guadeloupe, les citoyens noirs redeviennent esclaves et sont réincorporés dans les biens de leurs anciens maîtres ou, si ces derniers ne sont pas identifiés, revendus au profit des pouvoirs publics. Une traque infernale s'instaure contre les négres récalcitrants qui refusent de réintégrer leurs anciennes exploitations.
L'île sombre dans un chaos sanglant. Ceux qui sont rattrapés pourissent sur les potences ou sont jetés vivants sur les bûchers en place publique. Mais, bientôt, l'écho de l'insurrection des Noirs haÏtiens conduite par le général Toussaint Louverture contre le rétablissement de l'esclavage résonne dans les cases. Pour parer à toute éventualité, Napoléon Bonaparte envoie une importante escadre de renforts en Guadeloupe où gronde la révolte. Solitude, alors enceinte d'un <Négre Congo>, quitte sa retraite avec ses compagnons pour rejoindre les insurgés conduits par le commandant Louis Delgrès, premier officier de l'armée Française. Bien que mûlatre antillais et occupant une fonction officielle , Luis Delgrès, révolté par le revirement de l'état français sur l'abolition, prend le parti de ses frères de couleur et mène l'insurrection.
Paris fera donner la troupe. Mais les 300 combattants de la liberté, femmes et enfants compris, choisissent de se faire sauter sur les hauteurs de Basse-Terre, capitale de la Guadeloupe, en allumant un tonneau de poudre sous leur pieds, plutôt que de se rendre au général de Richepanse venu mater la rébellion. Sous les cadavres déchiquetés, Solitude a miraculeusement survécu au carnage. Sa grossesse lui évite la corde, mais pour quelques mois seulement... Jusqu'au lendemain de son accouchement.
Extrait de divas N° 01 Juin/Juillet 1999.Auteur: SYLVIA SERBIN, posté par: NGLAYE
23 août 2008
Les républiques noires.
Haïti, découverte en 1492 par Christophe Colomb fut occupée tour à tour par des espagnols, puis par les Français. Après avoir exterminé les Amérindiens, les Européens eurent l’autorisation en 1517, par le roi Charles Quint, d’y déporter des captifs Africains afin d’en faire des esclaves.
Après 3 siècles d’esclavage, régit par le code noir sous Louis IV , eu lieu la révolution Haïtienne, de 1791 à 1803, avec la révolte des esclaves.
En 1793, l’esclavage fut abolie, avec la révolte des esclaves. Haïti devint alors la première république à rendre effective l’abolition de l’esclavage.
Toussaint L’ouverture, premier général noir, qui chassa les Français et les anglais, rétablit la paix. Il fut nommé gouverneur par la France. Pour avoir voulu l’indépendance de Haïti en proclamant une constitution autonomiste, il fut arrêté et déporté. L’île fut envahit par des soldats de Napoléon pour rétablir l’esclavage. Mais l’armée des esclaves menée par Jean Jacques Dessalines massacra l’armée de Napoléon Bonaparte.
L’indépendance d’ Haïti fut proclamée le 1er Janvier 1804.
La république Lébou(1): Les Lébou , dont les Woloff (ethnie du Sénégal)constitue une composante, seraient venu de l’Egypte, en passant par le Nil, le Sahara, le royaume du Wagadou dont ils participèrent à l’édification, le Tekrour, puis le Walo, le Djolof pour s’installer dans la presqu’île du cap-vert (Dakar).
C’est sous le règne du roi Amari Ngoné Mbengue, après un coup d’état perpétré par son neveu Djadja, appélé aussi Ndiadjan N’diaye, qu’eu lieu l’exil qui les conduisit au Cap-vert.
Amari N’goné Mbengue accompagné de sa famille, de ses parents et compagnons demeuré fidèles s’exila dans le Cap-vert, après avoir consulté ses Tuur (mânes ancestrales) qui lui indiquèrent l’endroit, prospère, vers 1569. Ils leur firent (aux Tuur), alors le serment d’accueillir tout fugitif, d’où le nom de Ndakaru « Dakar », qui est une déformation de « Deuk Raw » qui signifie, « installé-sauvé », d’où le nom de pays de la Téranga (accueil, honneur) donné au Senegal.
C’est ainsi que des immigrants affluèrent de toute les régions du Sénégal, plus tard, fuyant l’esclavage, le despotisme des rois païens et les guerres tribales.
Après l’éclatement de l’empire de l’empire du Djolof en 1549, les différents Damel du Cayor eurent comme ambition d’annexer la presqu’île du Cap-vert. (Dakar).
Ceci poussa les Lébou à s’organiser et à riposter aux différentes attaques des guerriers Tiédos. ( païens) .Ils durent se réunir et s’organiser et leur infligèrent des ripostes cinglantes. La dernière bataille qui les opposa au Damel Amary Ngoné Ndella Coumba qui prit fin en 1790 marqua la naissance de la république Lébou, obligeant les Damel à faire la paix et à reconnaître leur indépendance.
La peur de tout pouvoir despotique les poussa s’organiser ainsi :
v Trois personnalités sont élues par le collège des grands électeurs :
n le Serigne Ndakaru , président de la république
n le Ndéy dji Rèw, premier ministre
n le Ndéy Djambour, président de l’assemblé des vieux, les sages, (les Djambour en Woloff)
v Six ministres sont, nommés par le Serigne Ndakârou, après concertation avec les autres dignitaires
n Le Diaraf, ministre des finances et de l’agriculture
n Le Saltigué, ministre chargé de la sécurité intérieure et extérieure
n Le khali, ministre de la justice
n Le Barquêtie, misistre de la pêche
n Le Ndéy Dji fré, président de l’assemblé des jeunes députés.
L’assemblée législative était composée de 36 sages (âgés de plus de 50 ans), choisis dans les 12 villages ( pinthie) de Dakar, 3 par quartiers, et des Fré, jeunes élus, au nombre de 48 ( 4 par quartiers).
Le conseil d’état était composé de 7 kilife, vieux sages. Tous les digitaires étaient démocratiquement élu et pouvaient être destitué à tout moment. Toutes les décisions étaient prises après concertation.
Le fonctionnement de ce gouvernement était régi par des règles bien précises. Aucune fonction ne pouvait revenir automatiquement à l’héritier du titulaire.
Telle fut organisé l’appareil politico- judiciaire qui gouverna le Presqu’île du Cap-vert (Dakar) de 1790 à 1857.
Aujourd’hui encore, les village traditionnels Lébou qui sont au centre même de Dakar, continu à nommer leur Serigne Ndakarou, et ont conservé leur organisation interne et gouvernement, tout en étant intégré à la République Sénégalaise.
1 : Source : « Le peuple Lébou de la presqu’île du Cap-Vert », par le professeur Assane Sylla de l’Ucad /Cheikh Anta Diop, ancien chef du département d’Anthropologie culturelle de l’institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN).
A suivre ….
21 août 2008
Massacre du 1er Décembre 1944
Le 1er Décembre 1944, furent massacrés des soldats Africains, libérateurs de la France par... la France. Ces soldats Africains, communément appelés ' 'Tirailleurs Sénégalais' ont commis un seul crime: celui d' être Africains.
En effet, comment expliquer autrement l'assasinat dont ils ont été victimes? Car ces Tirailleurs africains* , à qui on avait toujours répété que la France est la mère patrie, avaient pour la grande majorité, même si ils ont été pour la plupart recrutés de force, combattu avec conviction l'ennemi Nazi, dont ils sont finalement venu à bout. C'est donc fiérs de leur victoire qu'ils ont été démobilisés et sont arrivés au ca
mp de Thiaroye* au Sénégal, le 21 novembre 1944. Sur leur visage, se lisait le bonheur de retrouver enfin leurs familles, aprés quatre longues années d'abscence, malgré le traumatisme de la guerre et la perte de leurs nombreux camarades morts au combat ou fusillés par les Nazis. Ils ne se doutèrent pas qu'ils ne reverront plus jamais les leurs, ou leurs pays, pour ceux originaires d'autres pays du continent. Ils sont au nombre de 1280, originaires de pays d'Afrique Occidentale Française.
Mais le 30 Novembre 1944, il y' eut une révolte au camp de Thiaroye, suite à la réclamation de leurs arrièrés
de solde et leur prime de démobilisation, qu'on leur avait déjà refusés en France, avant leur retour en Afrique. Ils prirent le général Damian en otage donc. Le 1er Décembre 1944, le bataillon de Saint-Louis donne l'assaut de nuit, sans sommation, du camp désarmé. Il y eu une trentaine de survivants qui furent condamnés à des peines allant de 1 à 10 ans, avec amende, et perte de leur indemnité de mobilisation. Ils ne furent libérés qu' en 1947, par le président Français de l'époque Vincent Auriol, sans avoir été rétabli dans leur droits, et n'ont pas eu droit à une pension de retraite
Les corps de la majorité des tirailleurs fût enterré dans une fosse commune, une trentaine ayant eu des tombes individuelles, pour cacher le nombre réel de morts.
Le cimetière de Thiaroye 44 fût longtemps laissé à l'abandon. Aujourd'hui, il a été réhabilité, et est ouvert aux pélerins Africains. Le 23 Mai 2004, 60 ans aprés ce massacre, fut célébrée et instaurée, pour la première fois au Sénégal, la journée du Tirailleur Africain, en souvenir de la date de libération de la ville de Toulon, en France, par les tirailleurs le 23 Août 1944. 
Je me pose toujours la question de savoir pourquoi aucun chef d'état Africain ne leur a jamais rendu hommage, ni inscrit l'histoire de ces libérateurs noirs de la France dans les manuels scolaires.
Photo1: recrutement de paysans Africains pour le corps des tirailleurs; Photo 2: Tirailleurs sur le départ en France; Photo3: Tirailleurs avec une autochtone Française; Photo 4: Tirailleurs faits prisonniers et qui seront exécutés.
Thiaroye : village fondé en 1800, situé à environ 17 km de dakar, fait parti aujourd'hui de la banlieue surpeuplée de Dakar. Tirailleur:Soldat tiraillant en avant de la troupe pour harceler l'ennemie. Tirailleur Sénégalais: soldats Africains originaires d'Afrique Occidentale Française, enrolés de force dans l'armée Française lors des 2 guerres mondiales. Ils furent 212 000 lors de la 1ere guerre et environ 100 000 lors de la 2eme guerre.
Voir aussi le film du cinéaste Sembène Ousmane: 'Le camp de Thiaroye'.
13 août 2008
Le sacrifice des femmes de Nder
L'histoire de l'Afrique est riche de hauts faits et d'actes héroÏques.Mais, pour les Sénégalais, < Talata Nder>, ce qui signifie le <Mardi de Nder>, est resté dans les mémoires comme l'un des épisodes les plus tragiques de leur passé.
En ce fameux Mardi, les femmes du village de Nder, capitale de l'empire du Walo au XIXe siècle , se sacrifièrent collectivement pour ne pas être réduites à l'esclavage par leurs ennemis.Ces faits se déroulèrent en novembre 1819, sous le règne du brak (le souverain) Amar Mbodj.A cette époque, le royaume du Walo appartenait à une région prospère du Senegal.Son emplacement à l'embouchure du fleuve, ses conditions naturelles offraient à ses habitants, de paisibles cultuvateurs, une vie des plus agréables. Un commerce florissant s'était établi de longue date avec les caravaniers maures, ainsi qu'avec les habitants de Ndar ( actuel Saint-Louis ), première capitale coloniale du Sénégal, ou ils écoulaient leurs denrées agricoles. Ces échanges fructueux faisent de Nder un village trés actif.
Le fleuve Senegal séparait le Walo de la Mauritanie, pays des Maures Trarza, un jour alliés, ennemis le lendemain, qui, périodiquement , venaient semer la désolation dans la contrée . En effet depuis l'installation des troupes Françaises à Saint-Louis, les Maures ne cessaient d'accentuer leur pression sur le Walo, qu'ils auraient bien voulu contrôler, afin d'empêcher la région de tomber sous la domination des Français.
Cette année là, une longue période d'accalmie avait succédé aux violents affrontements d'ou les guerriers maures et leurs alliés toucouleurs étaient , une fois de plus, sortis vainqueurs.On était au début de la saison sèche et Nder vivait un peu au ralenti.Le brak s'était rendu à saint-Louis pour se faire soigner d'une mauvaise blessure reçue lors du siége de Ntaggar contre les maures.Les dignitaires du royaume étaient du voyage et une bonne partie de la cavalerie armée les accompagnait.
Ce Mardi s'annonçait comme tous les autres.Dés avant le lever du soleil , les hommes étaient partis aux champs, la daba (houe traditionnelle) sur l'épaule.D'autres s'étaient rendus à la chasse, tandis qu'un dernier groupe avait pris la direction du fleuve ou ils pratiquaient la pêche. Une centaine de Tyédo (soldats) restés en garnison astiquaient nonchalemment les quelques armes à feu qui faisaient leur fierté.
Le village aux cases rondes était livré aux femmes, aux enfants, et aux vieillards.Il y régnait la même animation qu'à l'accoutumée.Les coups de pilon, en une ronde saccadée, redoublaient d'ardeur à moudre le mil. Les femmes , vaquant à leurs occupations, s'interpellaient à l'intérieur des concessions.D'autres s'affairaient autour des greniers, ou étaient engrangées les dernières récoltes.Quelques unes enfin devisaient gaiement sur la place du village , tandis que les jeunes enfants se poursuivaient bruyamment autour de l'arbre à palabres, en profitant de l'abscence des anciens.
Soudain un cri d'effroi troubla la quiétude du lieu.En un instant, les rires se figèrent, lspilons tombèrent, les concessions se vidèrent .Tous les regards convergèrent vers la femme qui venait de franchir l'entrée du tata, ce mur d'enceinte fait de branchages et de terre glaise, qui, dans l'ancien temps , protégeait les villages en temps de guerre.
Terrorisée, la main agrippée à une calebasse ruisselante d'eau , une femme haletait:< les Maures! Les Maures arrivent !J'étais au bord du lac de Guiers et je les ai vus à travers les roseaux. Une armée de Maures! ils sont avec une troupe de Toucouleurs conduits par leur chef Amar Ould Mokhtar ! Ils s'apprêtent à traverser le fleuve et viennent vers notre village.>
Toutes les femmes crièrent en même temps ... Elles savaient déjà quel sort les attendait...Les Maures profitaient, en effet , de leurs razzias dans le Walo pour amener en captivité un grand nombre d'hommes, de femmes et d'enfants qu'ils revendaient comme esclaves aux riches familles d'Afrique du Nord.Nder avait déjà perdu ainsi bien des filles et des fils.
Pendant ce temps , à quelques kilomètres de là, postés sur l'autre bord du fleuve, les cavaliers enturbannés , venus du desert, s'apprêtaient à lancer leurs chevaux à l'assaut du village.
Les femmes décidèrent aussitôt d'organiser la résistance avec les quelques soldats demeurés sur place.Tout d'abord, les expédièrent les enfants dans les champs avoisinants sous la conduite des plus grands.Puis, elles se précipitèrent dans leurs cases pour en ressortir vêtues de boubous et de pantalons bouffants, qui d'un époux, qui d'un père, qui d'un frère; les cheveux dissimulés sous des bonnets d'homme.Elles s'étaient munies de tout ce qui pouvait leur servir à se défendre : coupe-coupe, lances, gourdins et même quelques armes à feu qu'elles allaient manier pour la première fois.
Amazones d'un jour, ces femmes se battirent avec l'énergie du désespoir.Femmes de caste et femmes nobles, toutes s'engagèrent , animées de leur seul courage, dans un terrible corps-à-corps avec l'ennemi. Dans leurs chants à la gloire de ces femmes d'exception, les griots, détenteurs de la mémoire et de la bravoure des peuples , assurent que, ce jour -là, elles tuèrent plus de 300 maures.Le combat était cependant inégal.Les Tyédo furent rapidement exterminés.Des rigoles de sang bouillonnant s'épandaient en une boue rougeâtre sur le sol en terre battue, jonché d'un nombre impressionnant de cadavres.
Cependant, face à la farouche détermination des survivantes qui, bien que desarmées, étaient supérieures en nombre à la colonne ennemie, le chef Amar Ould Mokhtar donna l'ordre de dispersion à ses troupes.Prenant leurs blessés en croupe, les cavaliers du desert rangèrent leurs sabres effilés et retraversèrent le lac.D'abord vexé d'avoir été tenu en echec par de simples femmes , le chef maure avait, en effet compris que ces dernières, à bout de forces , ne résisteraient pas bien longtemps malgré leur vaillance.il comptait revenir un peu plus tard, afin de les prendre vivantes pour les monnayer à bon prix sur les marchés d'esclaves.
Les femmes du Walo se sentirent perdus ...Jamais elles ne pourraient résister à une seconde attaque .Tous les hommes avaient péri et le messager dépêché à la recherche de secours arriverait sêrement trop tard.Tout espoir était vain.
Une voix s'éleva soudain par dessus la clameur des lamentations et des hurlements de douleur.C'était Mbarka Dia, la confidente de la linguère (reine) Faty Yamar.Elle seule savait se faire obeÏr des courtisanes énergiques et autoritaires qui entouraient la reine. prenant appui contre l'arbre à palabres, elle se mit à exorter ses compagnes:<Femmes de Nder!filles du Walo!Redressez-vous!attachez vos pagnes et renouez vos foulards!Préparons-nous à mourrir ! femmes de Nder, faudra-t-il que nous courbions toujours l'échine devant les envahisseurs? Nos hommes sont loin, ils n'entendent pas nos cris.Nos enfants se sont enfuis derrière les hautes tiges de mil.Allah le Tout-puisant saura les protéger.Mais nous, pauvres femmes que pouvons-nous contre les ennemis qui ne tarderont pas à reprendre l'attaque? Où pourrions -nous nous cacher sans qu'ils nous découvrent? Nous serions capturées comme l'ont été nos mères et nos grands-mères, qui nous ont été arrachées avant d'avoir pu nous voir grandir.Nous serons emmenées de l'autre côté du fleuve et vendues comme esclaves.Est-ce là un sort digne de nous? >
Les pleures s'arrêtèrent. Les plaintes se firent plus sourdes...
<Répondez! Mais répondez donc au lieu de rester là, prostrées et gémissantes! Qu'avez-vous dans les veines? Du Sang ou l'eau du marigot ? Et que dira -t-on plus tard à nos petits- enfants et à leurs descendances ? Préferez-vous qu'on leur dise : vos grands-mères ont quitté le village comme capticves? Ou bien : vos aÏeules ont été braves jusqu'à la mort!>
<Oui mes soeurs.Nous devons mourir en femmes libres et non vivre en esclaves.Que celles qui sont de mon avis me suivent dans la grande case du brak oùse tient le conseil des sages.Nous y entrerons toutes et nous y mettrons le feu...C'est la fumée de nos cendres qui accueillera nos ennemis. Debout mes soeurs! Puisqu'il n' y a d'autre issue que la mort, nous mourrons en dignes femmes du Walo. >
Le soleil était haut dans le ciel.Un silence de mort s'abattit sur le village.Muettes de désespoir, les femmes s'avancèrent lentement vers la case du conseil des notables, construite de paille et de branchages, et qui s'élevait, imposante, au milieu du village.Pas une n'avait osé s'opposer à Mbarka Dia.Elles contemplèrent une dernière fois le décor familier de leur vie, attardant leurs regards sur les volailles affolées, les greniers pillés, les pilons abandonnés sur le sol, les marmites renversées , les cases éventrées... Un spectacle de désolation...
Puis , elles s'entassèrent dans la vaste case.Quelques jeunes mères qui n'avaient pas voulu s'en séparer serraient leurs nouveau-nés contre leurs seins.La dernière à pénétrer dans le pièce était enceinte et prés de son terme.Mbarka Dia ferma la porte et enflamma une torche qu'elle lança sans trembler contre un des murs de branches.Un immense brasier jaillit aussitôt.A l'intérieur de la case, les femmes enlacées, serrées les unes contre les autres , entonnèrent des berceuses et de vielles chansons qui avaient accompagné leurs activités quotidiennes.
Les chants commencèrent à ralentir ...C'est alors que la future mère, affaiblie par son état, ne put résister à l'instinct qui la poussa vers la porte, qu'elle heurta violemment .Elle se précipita en sanglotant au dehors et, suffoquée par la fumée, s'effondra sur le sol sans connaisance.Celles qui vivaient encore ne bougèrent pas.Elles continuaient à chanter pour se donner du courage.Puis peu à peu , les voix s'éteignirent... Brusquement, un grand bruit domina le crépitement des flammes.C'était la charpente du toit qui s'affaissait sur les corps calcinés. Et ce fut à nouveau le silence...Un terrible silence qui acceuillit les hommes bouleversés , accourus , hélas trop tard, au secours du village.Toutes les femmes de Nder avaient peri sauf une.
Les anciens racontent qu'à ce moment là de gros nuages noirs voilèrent le ciel et que tout devint obscur.Comme pour cacher l'émotion et la douleur des hommes, leurs cris de désespoir et leurs larmes.
Depuis ce jour, pour honorer la mémoire de ces héroines, les habitants du village de Nder observent un rite connu sous le nom de Talata Nder.Chaque année, un mardi du mois de novembre, aucune activité ne vient troubler le village.les hommes ne vont ni aux champs, ni à la pêche, ni à la chasse..Les femmes ne lavent, ni ne pilent, ni ne cuisinent.et pendant de longues heures, villageois et villageoises, jeunes et vieux, restent enfermés à l'intérieur de leus habitations ? Pendant cette journée du souvenir, ils leur consacrent des prières et rendent hommage à l'héroÏque sacrifice des femmes de Nder, village du Walo, au Senegal.
Auteur: SYLVIA SERBIN. Extrait de Divas N°11, Octobre 2000.Histoire qui s'est passée au Walo, dans l'actuelle régon de Saint-Louis du Sénégal.Postée par: NGLAYE
09 août 2008
Exemples de similitudes entre Egyptien ancien et langues Africaines
| Egyptien ancien | Français | Woloff | Français |
| A | Donner | Am | Prends |
| Ankh | Vie | ||
| Ben ben | Sourdre | Bel bel | Sourdre |
| Bw | Endroit, place | Bu | Endroit, appartenance |
| Bu gnoul | De couleur noire | ||
| Bu Waly | Appartenant à Waly | ||
| Bu Thiéytou | De Thiéytou( Venant de ) | ||
| Dgdg | écraser du pied | Deg deg | Ecraser du pied, piétiner |
| Djba | Doigt vertical | Djoub | Droit,vertical, rigide |
| Hdj | Masse à tête sphérique | Khathie | Lever sa main pour frapper (avec un outil) |
| Hr | Visage | Har Kanam | Visage |
| Kef | Empoigner, prendre | Kef | saisir sa proie |
| Khet | Canne | Yet | Bâton |
| Khnt | Nez, joie, respiration | Khntou | Sentir par le nez, respirer une odeur |
| Km | Etre noir | Khem | Carbonisé; Kembu: Charbon en Pular |
| Lah | Protéger | Lah | Protéger, Cacher |
| N | Eau, liquide | Ndoh | Eau |
| Nad | Demander | Lad | Demander |
| Ndj | Moudre | Nedj | Presser |
| Np | Ciel | Np,Nb | couvrir, cacher |
| Qd | Caractère | Gd | Caractère, personnalité |
| Sa | Guarder | Samm,sa | berger, ton |
| Sba | Etoile du matin | Souba | Matin, lendemain |
| Skm | Puissance, pouvoir | Sikim | Barbe, sybole de pouvoir masculine |
| Skht | Tendre un piége | Sakhet | Protéger avec une barrière en paille |
| Toutankhamon | Toutan khamon | L'enfant qui savait | |
| Wa | S'éloigner | Wey | S'éloigner |
| Was | Domination, puissance | Trône, Chaise confortable | |
| Wnm | Manger | Wann | Manger, gloutonner, avaler |
| Wya | Bateau | Way | Partir |
| Yh | Prendre au filet | Yaah | Filet |
| Yr | Voir | Yr | Reguarder |
| Le n Egyptien corespond au l Woloff. | |||
| Le nd Egypstien au ld Woloff. | |||
| Exemple de Traduction : | |||
| Egytien ancien : bw nfr hpr m bw bin :« ce qui était bon est devenu, | |||
| s’est transformé (hpr) en qualité de (m) ce qui était mauvais. » | |||
| Woloff:bu rafèt mèl ni bu bon: | |||
| Egyptien Ancien : Dgdg :écraser du pied | |||
| Woloff:Deg :Ecraser du pied, piétiner | |||
| Somali: Deg deg: Vite, Urgent | |||
| Basaa : Tega Tega: Clopin, Clopan | |||
| Lingala: Leka leka: Roder | |||
| Kikongo : Deka deka : Vacillant | |||
| égyptien ancien/duala | |||
| Égyptien ancien : bin n *-it = "il est (sera) mal pour le père" | |||
| Duala : di-bena na *-te = "le mal est (sera) pour le père" | |||
| Égyptien ancien : yî-* n *-it = "viens vers le père" | |||
| Duala : yi-a na *-te = "viens vers le père" | |||
08 août 2008
MOÏSE DU PEUPLE NOIR, HARRIET TUBMAN
Autre figure de courage et de liberté, Harriet Tubman n'a rien de la pasionaria exhortant les foules à s'arracher à la tyrannie de leur condition. Son charisme, elle le doit à autre chose. Ceux qui l'ont rencontrée l'ont décrite comme une petite femme au sourire édenté, au front cabossé par les bûches de bois et les poids en fer lancés à sa tête dans son enfance d'esclave. Au sortir de l'adolescence on la <<colle>> à un homme mûr récemment affranchi, John Tubman, dont elle est surtout la servante, accessoirement la compagne. Mais, un jour, en 1849, elle apprend par les esclaves de case que le maître blanc envisage de la revendre à un convoyeur de Nègres.
Harriet ne songe qu'à une chose: fuir. Elle s'évade, dormant le jour dans les bois les plus profonds, loin des habitations, des patrouilles et des chiens qui traquent les fugitifs , marchant toujours de nuit à travers collines et marécages , avec pour tout guide l'étoile polaire.
Puis un jour, sans le savoir, ne sachant pas lire les panneaux, elle pénétre en Pennsylvanie, Etat anti-esclavagiste, où elle découvre un monde différent. Elle s'installe à Philadelphie où elle pourrait commencer une nouvelle vie : elle a trouvé un logement, et un emploi de blanchisseuse. Mais Harriet est obsédée par l'idée que sa famille est encore prisonnière de ces plantations du Maryland. Si elle retrouve les chemins isolés qui lui ont permis d'arriver jusqu'au nord, pourquoi ne pas renouveler l'expérience? Elle redouble d'ardeur au travail, ne refusant aucune tâche pour économiser de quoi préparer son expédition. Un jour, habillé en homme, elle se met en route et retraverse la fameuse ligne Mason-Dixon qui sépare les états esclavagistes eds contrées abolitionnistes du Nord.
A un journaliste qui l'interrogeait vers la fin de sa vie sur son extraordinaire épopée, harriet Tubman raconta: <<Quand j'étais perdue dans la forêt et qu'il n' y avait aucune étoile dans le ciel pour éclairer mon chemin, je faisais une prière et, du fond de mon coeur, j'entendais la réponse de Dieu: "Tourne à gauche, tourne à droite, longe la rivière ou traverse le pont ." Alors , j'obeissais.>>
En Décembre 1850, elle arrive enfin dans son quartier, convainc sa soeur de la suivre avec ses deux enfants et les ramène vers le Nord. Quelques mois plus tard,ses économies reconstituée, elle repart avec l'idée cette fois de récupérer son dernier frère. Une famille de voisins sera du voyage . Trés vite, son nom se chuchote dans les quartiers d'esclaves où l'on parle de ce réseau clandestin baptisé le <<chemin de fer souterrain>>. Les déplacements ont surtout lieu en hiver, parce que les nuits sont plus longues et que le froid réduit les randonnées nocturnes des maîtres. Les évasions se font le Samedi soir: le lendemain , jour de repos, les esclaves ont le droit de visiter leurs amis du voisinage et les disparitions ne se remarquent pas avant le Lundi. Harriet impose une discipline de fer à ceux qui veulent la suivre. Si quiconque cède au découragement ou veut rebrousser chemin, elle braque son arme:<<Frère, tu marches ou tu meurs. Un négre mort ne parle pas.>>
En 19 voyages effectués entre 1850 et 1860 entre le Sud et le Nord, Harriet Tubman ramène plus de 300 personnes. Sa grande fierté: n'avoir jamais perdu un seul <<passager>>. Aucun fugitif ne sera abandonné en chemin. Femmes enceintes, malades ou blessés, tous arrivent au-delà de la frontière fatidique qui symbolise la liberté.
Dans le Sud en guerre contre les esclaves en fuite, policiers, soldats et milices ratissent le moindre chemin de traverse à la recherche de cette femme honnie, mais chantée comme un moÏse par le peuple noir. Sa tête est mise à prix pour une rançon jamais égalée par un noir: 40 000 Dollars. L'action d'Harriet fera des émules parmi des abolitionnistes blancs dont certains participent à des évasions ou descendent vers le Sud prévenir discrètement les esclaves sur les réseaux de fuite.
En Juin 1863, au plus fort de la guerre de sécession, Harriet est au front. Prés de Montgomery, elle lève un commando de troupes noires et délivre 756 esclaves d'un coup! De cet exploit qui traverse les océans jusqu'en Angleterre lui viendra le surnom de Général Tubman.
Aprés l'abolition, Harriet poursuit inlassablement son combat en faveur des siens, tout en continuant à travailler comme cuisinière et blanchisseuse pour subvenir à ses besoins. Puis elle se retire dans la maison de retraite pour affranchis qu'elle a contribué à créer. c'est là qu'elle finira ses jours le 10 mars 1913, à l'age de 93 ans . On dit que ce moÏse noir , descendu du Nord pour arracher son peuple des griffes du Sud, inspira à un esclave ce chant célébre qui symbolise à travers le monde la lutte du peuple noir Américain:<<Let my people go... Go down Moses, from the Egypt land>>... Mais qui le sait aujourd'hui?
Auteur: SYLVIA SERBIN. Extrait de Divas N°01, Juin-Juillet 1999.Postée par: NGLAYE
21 juillet 2008
Le dernier des pharaons noirs
Né le 29 décembre 1923 à Thieytou, dans la région de Diourbel au Senegal, Cheikh Anta Diop, surnommé le pharaon noir fit le premier à établir des liens entre les Egyptiens anciens et l'Afrique noir, dans sa thèse sur la négrité des anciens Egyptiens, en 1951. Il fut aussi l'un des premiers à soutenir que l'Afrique est le berceau de l'humanité. Des analyses de l'épiderme des momies lui ont toujours étaient refusées malgré le caractère scientifique de ses recherches et publications.Ce savant, qui est à la fois physicien, chimiste, archéologue et historien a démontré qu'il y' avait des similitudes lingistiques, culturelles et anthropologiques entre l'Egyptien ancien et l'Africain noir, en se basant sur des recherches scientifiques mais également historiques, sur des oeuvres de Hérodote, Diodore de Sicile ou Volney. Il a d'ailleurs crée à l'université de Dakar, qui sera appelée par la suite Université Cheikh Anta Diop d
e Dakar (UCAD), le premier laboratoire Africain de datation des fossiles archéologiques au carbone 14, qu'il a longtemps dirigé. Il y effectua des tests de mélanine sur des momies Egyptiennes qui confirmèrent ses thèses. Il prouva également que la culture égyptienne était nègre par l' interprétation de données anthropologiques et archéologiques. Ces recherches l'amenèrent à établir que les langues Africaines étaient apparentées entre elles et génétiquement liées à l'Egyptien ancien. Elles ne sont donc pas, comme nous le faisait croire le colon occidental, des langues vernaculaires. De même, la majorité des pharaons étaient noirs.
Contrairement à ce que veut établir le monde occidental, les hiéroglyphes, ont été inventés par des noirs il y' a environ 6000 ans . La civilisation Négro-égyptienne a eu 2600 ans d'existence et est considérée comme étant l'une des civilisations les plus brillantes. De même, sur les 200000 ans d'existence de l'homme actuel , l'homme noir a fait les inventions les plus sigificatives, étant donné que sa mutation génétique en homme blanc, ou jaune ne s'est réalisé que recemment. "Ceux qui n'ont rien inventé" comme le laisse supposé certaines théories, ont tout inventé.
Décédé dans son sommeil le 7 Février 1986, Cheikh Anta Diop ne sera sans doute pas le dernier des pharaons noirs, car Théophile Obenga avec qui il fut l'un des investigateurs de l'afrocentricité, porte son héritage. Et avec lui, beaucoup d'autres égyptologues Africains.
Pour voir quelques exemples de similitudes entre Egyptien ancien et langues Africaines:http://aphrikaweb.afrikblog.com/archives/2008/07/12/9898003.html
Pour en savoir plus:
http://users.skynet.be/fa407336/__hieroglyphe__3.5f_011.htm
18 juillet 2008
Prénoms Africains
Les réligions révélées telles que le Judaisme,le Christianisme et l'Islam nous ont imposé des noms d'origines étrangères si bien que aujourd'hui la plupart des prénoms Africains deviennent de plus en plus rares . Pour que ces derniers ne disparaissent pas dans le temps , je me suis dit qu'il faut les sauver, car il n'est jamais trop tard pour bien faire. Donnons à nos enfants et descendants des noms de nos ancêtres, qui sont du reste trés originaux et trés beaux!
N'hésitez pas à nous faire des suggestions de prénoms Africains en indiquant leur origine géographique et/ou historique !
Prénoms Africains :
Abla(f):orig: Ghana; Abla Pokou princesse Ashanti, début XVIIIe siècle, reine fondatrice du peuple Baoulé de C. Ivoire.
Alboury (m): Orig:sen, dernier roi du Djolof (1842-1902),ancien royaume qui était situé au nord de la région de Louga, au Senegal
Alpha(m):orig:sen
Amadickone(m):orig:sen
Anta(F):orig:sen
Arame(f):orig:sen
Ardo(m):orig:sen
Athia(F):orig:sen
Atoumane(m):orig:sen
Bachia(f):orig: C. d'Ivoire, Ghana
Bakhao(m):orig:sen
Balla(m):orig:sen
Balla(m):orig:sen
Baro(m):orig:sen
Bathie(m):orig:sen
Bator(F):orig:sen
Baye Talam(m):orig:sen
Bigué(F):orig:sen
Birima(m):orig:sen
Birame(m):orig:sen
Boubou(m):orig:sen
Bougouma(F):orig:sen
Bouna(m):orig:sen
Bounama(m):orig:sen
Bousso(F):orig:sen
Chaka(m):orig:Roi Zoulou, Afrique du Sud,considéré comme le plus grand conquérant qu 'ai connu l'Afrique noire.
Ciré(m):orig:sen
Codou(F):orig:sen
Collé(f):orig:sen
Coumba Laobé(m):orig:sen
Coumba(F):orig:sen
Coura(F):orig:sen
Daba(f):orig:sen
Dakon(m):orig: Ghana; Frère de la princesse et reine Ashanti Abla Pokou
Dame(m):orig:sen
Daour(m):orig:sen
Déguèn(F):orig:sen
Demba Waar(m):orig:sen
Demba(F):orig:sen
Déthié(m):orig:sen
Diaal(f):orig:sen
Diabel(m):orig:sen
Diabou(F):orig:sen
Diaba(f):orig:sen
Diama(f):orig:sen
Diakhao(F):orig:sen
Diakher(F):orig:sen
Diaal(f):orig:sen
Dial(m):orig:sen
Dialy(m):orig:sen
Diariétou (F):orig:sen
Diarra(F):orig:sen
Dibor(F):orig:sen
Diéynaba(F):orig:sen
Dingana(m):orig:Zoulou, Afrique du Sud,
Diodio(F):orig:sen
Diodio(F):orig:sen
Diogal(m):orig:sen
Diogob :orig:sen
Diogob(m):orig:sen
Diogomaye(m):orig:sen
Diogoye(F):orig:sen
Diogoye(F):orig:sen
Dioguilé(m):orig:sen
Diomansy(m):orig:Mali
Diooma(F):orig:sen
Dior(F):orig:sen
Dior(F):orig:sen
Diouma(F):orig:sen
Diouma(F):orig:sen
Djakheer(F):
